Fédération Internationale de Thérapie et de Relation d'Aide par la Médiation

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FITRAM

Informations

Date de publication : 31•08•2009
Auteur : Marguerite Weith
Catégorie : Fitrama
Lien : Bonnes pratiques...
Nombre de commentaires : 1

Différents acteurs du monde de la remédiation par la médiation vous proposent ici leur manière de faire en la matière…

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Bonnes pratiques...

Le travail de terrain de « Hopla »

Chantier d’insertion 2000-2005 par la médiation de l’animal (cheval-chien)
Terrain de 5Ha avec chevaux en semi-liberté+ dépendances permettant vie de groupe

Public

Extrême précarité nécessitant un processus d’insertion qui englobe la santé, le social et le professionnel :

  • Jeunes adultes en rupture sociale
  • Familles inexistantes ou inconsistantes
  • Parcours chaotique dans réseau socio-éducatif inadapté et mouvant: ruptures à répétition

D’où:

  • échecs scolaires et professionnels multiples
  • épisodes psychiatriques ou juridiques
  • Santé précaire: 80./. toxicodépendance avec problèmes de santé multiples(alimentation, hygiène, dentition)
  • Quotient intellectuel apparent( selon tests scolaires), faible (fausse débilité)

Selon la loi de fev.05, ce public entre dans la catégorie des handicapés psychiques

Méthode RAMA appliquée chez Hopla

Hypothèses
  1. Il faut refaire, avec la personne, le chemin d’un développement affectif interrompu ou dévié, et de son devenir social: l’on a à faire à des enfants dans des corps d’adultes.
  2. La personne ne fera ce chemin que si elle en a le désir et qu’elle reconnaît son handicap comme un obstacle à ce dernier.
  3. La relation à l’animal permet un retour vers le relation humaine: le cheval, le chien, jouent un rôle de médiateur

la personne qui a rompu avec la société “normale” s’identifie à l’animal: elle projette ses désirs et ses frustrations sur lui, et essaye de les compenser à travers lui :

  • ceci lui donne des obligations de type parental: ce qu’il n’a pas fait pour les hommes, il le fera pour l’animal:d’où développement de qualités adultes
  • ceci le rapproche de “l’accompagnant” humain, qui, lui aussi, montre qu’il investit affectivement dans l’animal: le lien est reqait
  • ceci l’oblige à vivre en groupe où une certaine cohésion est nécessaire pour faire face aux besoins de l’animal:ce qui induit des règles sociales et leur respect

Dans la pratique journalière, ces Ho se traduisent par :

Des activités avec et autour de l’animal

Les personnes en ont l’entière responsabilité: l’accompagnant “fait avec” et aide par sa compétence activités de soin , d’éducation, mais aussi utilisation de l’animal comme partenaire de travail et de loisirs(apprendre la monte par ex.)

Des activités élargies à l’environnement

Répondre à la demande environnante :
Ex. promener des enfants à cheval-créer des journées d’animation- apporter des informations sur l’animal et ses besoins etc.
Dans cette situation, l’ancien “aliéné” devient agissant et sujet valorisé par son savoir faire. La résultante pécuniaire mène à une activité de groupe de type économique et gestionnaire. La recherche des informations nécessaires à tout cela met les personnes en relation avec des techniciens spécialisés : ils “accrochent” à tel et tel métier et envisagent une formation en conséquence.

Des activités élargies aux familles d’origine

Qui, dans ce cas, représentent souvent un frein à l’évolution de la personne:on constate que depuis des générations des relations familiales chaotiques ont empêché la maturation affective et sociale de l’enfant. Là encore, attiré par l’animal, l’un ou l’autre membre de la famille va intégrer “Hopla” et y découvrir d’autres relations sociales.

Des activités élargies au réseau médico-social

Sachant que les personnes “en insertion” ne peuvent le rester que deux ans, après quoi elles sont supposées voler de leurs propres ailes: il faut créer autour d’elles des repères solides et fiables: ce qui suppose que nous arrivions à nous entendre sur les objectifs, les méthodes à long terme: que nous ayions un langage semblable dans une équipe pluridisciplinaire.

Résultats

La moyenne des chantiers d’insertion, en Alsace, durant cette période, tournait autour de 30./. de réusssite= insertion professionnelle sous quelque forme qu’elle soit, y compris l’apprentissage. Dans le même temps, Hopla accusait une réussite de 70% (statistiques tenues par l’URSIEA)

Questions et problèmes
  • Pérennité des “réussites” :
    L’évaluer supposerait un suivi rigoureux et une collaboration entre de multiples services, ce qui n’existait pas…Cependant, les personnes issues de Hopla habitant les environs, et n’ayant pas rompu les liens, nous croyions pouvoir affirmer que pour le moins elles ne sont pas revenues à la “case départ”: si l’insertion professionnelle, compte tenu du contexte actuel, reste problématique pour certains, l’insertion sociale semble acquise: il ne s’agit plus de “cas sociaux” et les questions de dépendance sont améliorées, sinon résolues pour tout le monde.

  • Rapport qualité/prix:
    La prestation telle qu’envisagée par Hopla ne correspondait pas aux investissements publics prévus:

  • Il n’est possible de travailler qu’avec des groupes réduits (12 personnes en moyenne), cela sur un temps long: 2 ans intensifs, puis suivi à long terme, selon relais crées;
  • L’encadrement est de ¼ minimum - Il doit être de qualité: double compétence humaine et animale, donc salaires supposés conséquents (bénévolat +++jusqu’ici)
  • Le cheval et ses infrastructures sont onéreux

Cependant dans la perspective des “coûts évités”, l’action est fortement bénéficiaire : Une journée “Hopla” n’étant même pas au prix d’un dizième de journée de psychiatrie ou de prison

Commentaires

[1] Auteur : th gouiffès

alors pourquoi tant d'instituts notamment les maisons de retraite refusent elles les animaux de compagnie ?

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